Conception d'une formulation de résine aqueuse modifiée par aérogel pour des revêtements antidéflagrants et thermo-isolants destinés aux batteries de véhicules à énergies nouvelles.

2026-06-14 · Classification: Technical Knowledge

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Introduction : l’aérogel — le matériau ultime pour l’isolation thermique des packs de batteries

Dans la protection contre la perte de contrôle thermique des packs de batteries pour véhicules à énergie nouvelle, l’aérogel de SiO₂, avec son coefficient de conductivité thermique ultra-faible de 0,012 à 0,025 W/(m·K) (le coefficient de conductivité thermique de l’air au repos étant d’environ 0,026 W/(m·K)), devient le charge fonctionnelle centrale des revêtements isolants. Disperser efficacement l’aérogel dans un liant de résine aqueuse tout en préservant sa structure nanoporeuse intacte constitue le plus grand défi technique de la conception de la formulation.

La résine aqueuse modifiée par aérogel désigne un revêtement fonctionnel aqueux préparé par la dispersion uniforme de particules d’aérogel de SiO₂ nanoporeux dans une polyuréthane aqueuse ou une émulsion acrylique aqueuse via une technologie d’hybridation et de mélange, combinant d’excellentes performances d’isolation thermique (conductivité thermique ≤ 0,05 W/(m·K)) et de mise en œuvre.

I. Types d’aérogels et références de performance

Type d’aérogel Coefficient de conductivité thermique (W/m·K) Surface spécifique (m²/g) Densité (g/cm³) Coût (yuan/kg) Scénarios d’application
Poudre d’aérogel SiO₂ (type hydrophobe) 0.015-0.022 600-800 0.05-0.15 200-500 Revêtement d’isolation thermique de pack de batteries (premier choix)
Poudre d’aérogel SiO₂ (type hydrophile) 0.018-0.025 500-700 0.08-0.20 150-350 Système aqueux (bonne compatibilité)
Aérogel de carbone 0.020-0.035 400-600 0.10-0.30 500-1000 Fonction double conductivité + isolation thermique
Aérogel d’alumine 0.025-0.040 300-500 0.15-0.30 800-1500 Scénarios à très haute température >800°C
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II. Technologies clés de dispersion de l’aérogel dans les résines aqueuses

Stratégie de dispersion Points clés du procédé Avantages Risques
Prémélange par agitation lente (200-500 rpm) L’aérogel est d’abord prémélangé avec une partie de l’eau + agent mouillant pour former une pâte Protège au maximum la structure poreuse de l’aérogel Efficacité de dispersion plus faible, nécessite plus de temps
Dispersion assistée par ultrasons Ultrasons basse fréquence (20-40 kHz) 5-15 min Bonne homogénéité, efficacité élevée Une puissance trop élevée peut détruire le squelette du gel
Broyage à billes / broyage à sable (microbilles 0.3-0.5 mm) Faible taux de remplissage (50 %-60 %), faible vitesse (1000-1500 rpm) Adapté à la production en grande quantité Le milieu de broyage peut écraser les particules d’aérogel
Méthode de prédispersion puis ajout final L’aérogel est d’abord transformé en suspension prédispersée à 15 %-25 % de solides, ajoutée en fin de préparation pour diluer la peinture finie Compatible avec les lignes de production existantes Stabilité au stockage de la suspension prédispersée limitée (≤ 7 jours)

III. La démarche en trois étapes pour l’optimisation de la formulation

Première étape : optimisation de la quantité d’aérogel.La quantité ajoutée est progressivement augmentée de 3 % à 20 %, et le coefficient de conductivité thermique et l’adhérence du revêtement sont testés. La plage de 5 % à 10 % constitue l’intervalle d’équilibre optimal — le coefficient de conductivité thermique chute à 0,03-0,05 W/(m·K) (une baisse de 60 % à 75 %), tout en maintenant une adhérence du revêtement ≥ 5 MPa, sans pulvérulence ni desquamation.Deuxième étape : renforcement de l’interface résine/aérogel.Ajouter 1 % à 3 % d’agent de couplage silane (KH-560/KH-570) pour établir un pont de liaison covalente entre la surface SiO₂ de l’aérogel et la résine, ce qui augmente la résistance à la traction du revêtement de 20 % à 30 %.Troisième étape : correspondance entre l’auxiliaire de formation de film et le procédé de séchage.La haute surface spécifique de l’aérogel adsorbe rapidement les auxiliaires de formation de film de la peinture (Texanol, DPnB, etc.), ce qui entraîne une augmentation de la température minimale de formation de film (MFFT). Il est nécessaire d’augmenter la quantité d’auxiliaire de formation de film de la plage habituelle de 3 %-5 % à 8 %-12 %, ou d’adopter la méthode d’ajout tardif (ajouter l’auxiliaire de formation de film juste avant l’application de la peinture).

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Approfondissement technique : méthode d’optimisation systématique des paramètres de procédé (planification d’expériences DOE)

L’optimisation du procédé de fabrication des peintures ne doit pas reposer sur la « méthode essai-erreur » mais adopter la conception expérimentale DOE, une méthode scientifique. Prenons l’exemple du procédé de dispersion — les facteurs influençant la qualité (vitesse linéaire / temps / taux de remplissage / température), 4 facteurs à 3 niveaux chacun — un plan factoriel complet nécessite 81 expériences — la DOE utilise un plan orthogonal L9 (9 expériences) ou la méthode des surfaces de réponse (27 expériences) pour réduire considérablement le nombre d’expériences — tout en obtenant les effets principaux et interactions de chaque facteur. Par exemple, on découvre que « l’interaction vitesse linéaire × temps est significative » : une vitesse linéaire élevée + temps court et une vitesse linéaire faible + temps long peuvent atteindre le même effet de dispersion — mais la première option économise plus de 20 % d’énergie.

Dans l’analyse DOE, l’interprétation de la valeur P — une P 95 % de confiance). L’analyse DOE produit finalement un ensemble de modèles prédictifs (équations de régression polynomiale) — en entrant la vitesse de ligne / le temps / la température → prédire la finesse / la viscosité / le brillant — fournissant aux ingénieurs formulation un outil de « optimisation de formulation numérique ».

Pratique de l’industrie : de « l’expérience tactile des vieux experts » à « la normalisation des paramètres »

Le défi commun de l’industrie des peintures — lorsque les vieux maîtres expérimentés prennent leur retraite, le « toucher » (résistance de mélange / raclage sur le tableau de finesse / observation visuelle du brillant du film humide) disparaît — les nouveaux employés ne peuvent pas le reproduire. Transformer le « toucher » en paramètres standard quantifiables (1) résistance de mélange → lecture du viscosimètre ; (2) raclage sur le tableau de finesse → lecture du tableau de finesse (μm) ; (3) brillant du film humide → glossmètre (valeur GU). La « carte de paramètres standard » de chaque procédé est affichée à côté de l’équipement — les nouveaux employés opèrent selon la « carte » plutôt qu’« au feeling ». La « normalisation des paramètres » est une étape clé pour que l’usine de peinture passe de « l’atelier » à « l’usine ».

FAQ

Q1 : Pourquoi les peintures aérogel s’effritent-elles facilement ?Les particules d’aérogel n’ont pas d’adhérence propre. Lorsque le taux d’ajout est trop élevé (>15 %), la résine est insuffisante pour enrober toutes les particules d’aérogel, et après durcissement du revêtement, les particules d’aérogel exposées forment une couche pulvérulente. Solutions : (1) contrôler le taux d’ajout ≤ 12 % ; (2) augmenter la teneur en solides de la résine ; (3) ajouter un agent de couplage silane pour renforcer la liaison interfaciale.

Q2 : Comment choisir entre les aérogels hydrophiles et hydrophobes ?Les aérogels hydrophiles ont une meilleure compatibilité avec les résines à base d’eau, mais leur taux d’absorption d’eau élevé (>5 %) peut entraîner une diminution des performances d’isolation thermique du revêtement en environnement humide et chaud ; les types hydrophobes ont une bonne étanchéité à l’eau mais sont difficiles à disperser et nécessitent un agent mouillant efficace. Pour les peintures à base d’eau, les types hydrophiles sont recommandés, et pour les peintures solvantées, les types hydrophobes sont recommandés.

Q3 : Quel est le principe d’isolation thermique du revêtement aérogel ?Trois mécanismes agissent en synergie : (1) les nanopores de l’aérogel (2-50 nm) sont inférieurs au libre parcours moyen des molécules d’air (environ 70 nm), si bien que les molécules d’air dans les pores ne peuvent quasiment pas se déplacer pour conduire la chaleur (effet Knudsen) ; (2) le trajet de conduction thermique solide du squelette de SiO₂ est extrêmement sinueux (effet de chemin infini) ; (3) l’effet d’occultation infrarouge de l’aérogel réduit le transfert thermique par rayonnement.

Q4 : Comment tester le coefficient de conductivité thermique efficace du revêtement aérogel ?Utilisez la méthode de source thermique plane transitoire (Hot Disk) ou la méthode de plaque chauffante protégée (méthode en régime permanent, GB/T 10294). Avant le test, le revêtement doit être séché à 50°C jusqu’à masse constante pour éliminer l’interférence de l’humidité sur les valeurs mesurées. L’épaisseur du revêtement est recommandée ≥ 1 mm afin de garantir la précision de la mesure.

Q5 : En quoi l’application de la peinture aérogel diffère-t-elle de celle de la peinture ordinaire ?(1)La peinture aérogel a une thixotropie extrêmement forte (similaire à un dentifrice) et nécessite une application par pulvérisation sans air ou par raclage ;(2)Le temps de séchage est plus lent que celui de la peinture ordinaire (l’adsorption de l’aérogel retarde l’évaporation de l’eau/du solvant), il faut prolonger le temps de flash-off de 30 % à 50 % ;(3)L’épaisseur du film humide est difficile à évaluer visuellement pour l’uniformité (aspect rugueux), il faut utiliser un épaissimètre à film humide.

Q6 : Stabilité au stockage de l’aérogel dans les revêtements ?L’aérogel a une densité extrêmement faible (0,05-0,15 g/cm³) et tend à remonter à la surface et à se séparer lors du stockage. Solutions : (1) Préparer une pâte prédispersée à haute viscosité pour améliorer la stabilité de suspension ; (2) Ajouter 0,5 %-1,0 % de silice pyrogénée comme agent anti-sédimentation ; (3) Emballage hermétique pour éviter l’humidité (l’aérogel absorbe très facilement l’humidité, ce qui provoque une baisse irréversible de ses performances d’isolation thermique).

Q7 : Quelles exigences supplémentaires le revêtement ignifuge du pack de batteries impose-t-il aux peintures aérogel ?Outre les performances d’isolation thermique, il faut également : (1) classement de réaction au feu UL 94 V-0 (ajout de 5 % à 10 % d’agent ignifuge intumescent dans la formulation) ; (2) isolation électrique (résistivité volumique > 10¹² Ω·cm) ; (3) résistance à l’électrolyte (le revêtement immergé dans un électrolyte à base de carbonates pendant 72 h sans bulles ni décollement).

Q8 : Comment maîtriser le coût des peintures à aérogel ?L’aérogel est le composant le plus coûteux de la formulation (200-500 RMB/kg). Stratégies de réduction des coûts : (1) utiliser l’aérogel en combinaison avec des microsphères de céramique creuses (20-50 RMB/kg), en remplaçant partiellement l’aérogel par des matériaux à faible coût dans une plage de performance d’isolation acceptable (proportion recommandée 50:50) ; (2) optimiser la taille des particules d’aérogel (recommandé 10-30 μm), une granulométrie trop fine augmente le coût et complique la dispersion ; (3) acheter l’aérogel en gros et de manière centralisée (le prix peut baisser de 20 % à 30 % lorsque la consommation annuelle est > 1 tonne).

Q9 : Les revêtements en peinture aérogel peuvent-ils être utilisés sur une plateforme de batterie 800V ?Oui, et ils sont très adaptés. La plateforme 800V impose des exigences d’isolation thermique plus strictes (tension plus élevée, énergie de court-circuit local plus importante). Mais des tests supplémentaires sont nécessaires : la résistance d’isolement du revêtement sous une tension continue de 1500V (doit être >100MΩ), et la tension de départ de décharge partielle (PDIV doit être >1500Vp).

Q10 : Comment passer des formulations de laboratoire à la production industrielle ?Le plus grand défi réside dans la faible densité et la forte propension à la poussière de l’aérogel. Points clés pour l’industrialisation : (1) la préparation de la pâte prédispersée s’effectue dans un malaxeur sous vide étanche ; (2) l’alimentation en aérogel utilise un transport pneumatique pour éviter la dispersion de poussières ; (3) la précision de filtration du produit fini est assouplie à 50-100 μm (les particules d’aérogel mesurant elles-mêmes 10-50 μm, une filtration fine éliminerait les composants actifs) ; (4) chaque lot fait l’objet d’un contrôle double des indicateurs de conductivité thermique et d’adhérence.

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Résumé

La technologie de résine aqueuse modifiée par aérogel de SiO₂ permet d’abaisser le coefficient de conductivité thermique du revêtement isolant de pack de batteries de la plage conventionnelle de 0,15 à 0,30 W/(m·K) à 0,03 à 0,05 W/(m·K), soit une réduction de 80 %. La clé de la conception de la formulation réside dans le choix précis du type d’aérogel (hydrophile/hydrophobe) et du taux d’addition (5 %-12 %), un procédé de dispersion doux et contrôlé (agitation à basse vitesse + assistance ultrasonique), ainsi que le renforcement chimique de l’interface résine/aérogel par un agent de couplage silane. Kexin New Materials possède plusieurs années d’expérience dans le développement de formulations de peintures fonctionnelles à base d’aérogel et offre à ses clients industriels un service de conception de formulations sur mesure et un support technique.

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